Jamboard remplacé : notre test complet de Lucidspark face à Miro et FigJam

Comparaison des tableaux blancs collaboratifs Lucidspark, Miro et FigJam.

Je teste #Lucidspark pour remplacer #jamboard

La fin d’une époque : Google Jamboard s’éclipse

Si vous utilisiez régulièrement Google Jamboard pour vos brainstormings et sessions collaboratives, vous avez sûrement été touché par l’annonce de sa disparition. Google, en bon géant du web, ne vous laisse pas tomber et recommande trois alternatives majeures : Miro, FigJam et Lucidspark. Ayant déjà exploré Miro et FigJam dans de précédentes analyses, il est temps de plonger dans le monde de Lucidspark, pour voir s’il peut être la meilleure alternative Google Jamboard.

Dans cet article, nous allons passer Lucidspark au crible : son interface, ses fonctionnalités, son intégration avec d’autres outils et bien sûr, ses tarifs. L’objectif est de vous donner un Lucidspark avis éclairé et de vous aider à positionner cet outil face à ses concurrents directs, notamment dans un duel Miro vs Lucidspark.

Premiers pas et interface de Lucidspark

Dès l’inscription (simple, via un compte Google), Lucidspark se révèle. L’interface est intuitive et plutôt épurée, un bon point pour la prise en main rapide. On retrouve vite ses marques pour créer un nouveau tableau. Ma première tentative a été de réaliser une carte mentale, une fonctionnalité essentielle pour beaucoup d’entre nous.

  • Facilité de création : La création d’une idée principale et de ses ramifications est fluide. Lucidspark propose des aides contextuelles pour guider l’utilisateur.
  • Organisation : Si la création est simple, la réorganisation automatique des éléments d’une carte mentale est moins évidente que sur d’autres plateformes. On peut déplacer les éléments manuellement, mais cela demande un peu plus d’effort.
  • Clarté : L’interface de Lucidspark me semble plus claire que celle de FigJam, mais peut-être un peu moins ergonomique et visuellement engageante que celle de Miro.

Les fonctionnalités d’ajout de commentaires (similaires à Google Docs), de notes ou d’emojis sont bien présentes, facilitant la collaboration en temps réel.

Exploration des modèles et activités visuelles

Lucidspark met à disposition une variété de modèles pour démarrer rapidement différents types de projets : des roadmaps, des diagrammes de Gantt, des toiles d’araignées (Lotus diagrams pour le brainstorming), des aides à la décision, etc.

Cependant, une mise en garde s’impose concernant certains modèles, comme le diagramme de Gantt. Si Lucidspark permet de *visualiser* un Gantt chart, il ne s’agit pas d’un outil de gestion de projet à part entière. Il ne calcule pas les dépendances entre les tâches, ne gère pas les délais automatiques ni l’évolution dynamique du projet. C’est un outil de représentation, pas de gestion. Il faudra donc compléter avec un autre outil si vos besoins sont plus avancés.

Pour le brainstorming, les modèles comme le diagramme Lotus sont très utiles et bien intégrés, permettant d’organiser les idées de manière structurée.

Intégration et export : le point faible ?

C’est souvent là que la différence se fait : l’intégration avec votre écosystème de travail. Lucidspark offre des options d’exportation variées (PDF, PNG, CSV, vers Lucidchart), ce qui est appréciable. Cependant, l’absence d’une intégration directe et native avec Google Drive est un véritable point noir à mon sens.

Si vous avez l’habitude de centraliser tous les documents de vos projets sur Drive, vous devrez soit copier les liens de vos tableaux Lucidspark manuellement, soit créer des Google Sites pour répertorier vos ressources. Ce manque d’intégration peut complexifier le workflow pour ceux qui cherchent une solution parfaitement imbriquée dans l’écosystème Google.

Lucidspark : analyse des tarifs et comparaison

Passons au nerf de la guerre : le prix. Lucidspark propose une version gratuite, mais avec des limitations : trois documents modifiables et 60 objets par document. Pour des projets plus importants, il faudra passer à la caisse.

Voici un aperçu des tarifs principaux (à titre indicatif et hors promotions) :

  • Formule Individuelle : Environ 8-10 $US par mois (facturation annuelle ou mensuelle). Cela débloque un nombre illimité de tableaux et 1 Go de stockage.
  • Formule Équipe : À partir de 27 $US par mois (pour 3 licences), incluant des fonctionnalités avancées de collaboration, l’historique de version et plus de contrôle.
  • Formule Entreprise : À partir de 36,50 $US par mois, avec un espace de travail unifié incluant Lucidchart et des options d’authentification spécifiques.

En comparaison, le FigJam test que j’ai réalisé montrait un tarif bien plus abordable (environ 2-5 € par mois), mais au détriment de l’intuitivité et des fonctionnalités. Lucidspark se positionne donc comme une solution plus robuste que FigJam, mais avec un coût significativement plus élevé.

Face à Miro, Lucidspark est souvent plus cher pour des fonctionnalités équivalentes, voire moins complètes (notamment l’intégration Drive). Le choix entre Miro vs Lucidspark dépendra donc de votre budget et de l’importance que vous accordez à une intégration fluide avec Google Drive.

Verdict et classement final des remplaçants de Jamboard

Après avoir exploré ces trois outils, mon classement personnel est le suivant :

  1. Miro : Clairement en tête. Son interface est la plus intuitive, ses fonctionnalités sont complètes, et il offre un excellent rapport qualité-prix.
  2. Lucidspark : Un bon deuxième. Plus intuitif que FigJam, avec des modèles et des fonctionnalités intéressantes, mais son prix et l’absence d’intégration native avec Google Drive sont des freins.
  3. FigJam : En dernière position. Bien que très abordable, son manque d’intuitivité et un nombre limité de modèles le rendent moins attractif pour une utilisation régulière et approfondie.

Ces outils offrent un équilibre différent entre la facilité d’usage et la tarification. Si la simplicité est primordiale et que vous êtes prêt à y mettre le prix, Miro est une excellente option. Lucidspark est un bon compromis si vous cherchez une interface plus moderne que FigJam sans aller jusqu’à Miro, mais soyez conscient des coûts et de l’intégration.

Et vous, quel outil avez-vous choisi pour prendre la suite de Jamboard ? Partagez vos expériences en commentaire !

Comparaison des tableaux blancs collaboratifs Lucidspark, Miro et FigJam.

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