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Marées Nouvelle-Calédonie est sur l'App Store, et la version 1.1 arrive avec vos idées

Marées Nouvelle-Calédonie est sur l'App Store, et la version 1.1 arrive avec vos idées

28 septembre 2026· ⏱️ 8 min de lecture
Couverture

Ça y est. Marées Nouvelle-Calédonie est disponible sur l’App Store depuis le 12 septembre, après Google Play le 1er septembre. Une application gratuite, sans compte, qui te donne les horaires et hauteurs des marées de 25 sites du territoire, de Nouméa aux Loyauté, même sans réseau.

Et comme une application n’est jamais finie, la version 1.1 est déjà en route. Elle arrive d’abord sur Android, puis sur iPhone dès qu’Apple l’aura validée. Elle est faite, presque entièrement, de ce que vous m’avez écrit en trois semaines.

Pourquoi une application de marées de plus ?

Parce que le lagon est grand, et que le réseau ne l’est pas.

À la passe, sur le platier, en brousse ou aux îles, le téléphone affiche souvent « aucun service ». La plupart des services de marées vont chercher leurs données sur un serveur. Sans réseau, plus rien.

Marées Nouvelle-Calédonie fait autrement : elle calcule tout sur ton téléphone. Pense à une partition de musique. Chaque site a la sienne, une quarantaine de nombres qui décrivent comment la mer y monte et descend. L’application embarque ces partitions et rejoue la marée à la demande, pour aujourd’hui, pour dimanche prochain ou pour une date dans dix ans. Aucun serveur, aucune connexion, aucune inscription.

Ce que ça donne concrètement :

  • la courbe de hauteur d’eau de la journée et la hauteur à l’instant présent ;
  • les heures et hauteurs des pleines et basses mers, avec le marnage ;
  • un planning sur 7 jours, et la navigation libre vers n’importe quelle date ;
  • le lever et le coucher du soleil, avec la hauteur d’eau au coucher ;
  • des notifications aux pleines et basses mers de ton site favori ;
  • un mode sombre, et un widget d’écran d’accueil sur Android.
Écran d'accueil de l'application : hauteur d'eau actuelle, tableau des pleines et basses mers du jour, puis la courbe de la journée.

Une petite bannière publicitaire en bas de l’écran finance le tout. C’est la seule chose qui ait besoin du réseau, et l’application fonctionne exactement pareil sans elle.

Ci-contre, ce que tu vois en ouvrant l’application : la hauteur d’eau à cet instant, les horaires du jour, et la courbe pour ceux qui aiment voir la marée d’un coup d’œil.

Ce que vous m’avez dit

J’ai reçu plus de retours en trois semaines que je n’en espérais. Quelques-uns, en vrac :

« Je viens lire des horaires, pas regarder une courbe. » L’accueil ouvrait sur le graphique, et le tableau des pleines et basses mers venait dessous. Plusieurs d’entre vous m’ont dit qu’ils scrollaient à chaque ouverture. Vous aviez raison.

« Sur la carte, je ne peux pas mettre un site en favori. » Il fallait repasser par la liste. Et la carte manquait de couleurs.

« Le lien que j’ai partagé ne mène nulle part. » Exact, et c’était de ma faute : le lien partagé depuis l’application pointait vers une page qui n’existait pas encore.

« Avec mes réglages d’accessibilité, je ne peux pas passer l’écran d’avertissement. » Celui-là m’a fait froid dans le dos. J’y reviens plus bas.

Et des demandes de fonctions : la phase de la lune, les grandes marées, et surtout cette question que se posent tous ceux qui marchent sur le platier ou franchissent une passe : « à quelle heure l’eau sera-t-elle sous 40 centimètres ? »

Ce que la version 1.1 en a fait

Les horaires d’abord

L’accueil est réorganisé : la hauteur actuelle, puis le tableau des pleines et basses mers, puis le soleil et la lune, et la courbe en bas pour qui veut la voir.

Une vraie carte, hors-ligne elle aussi

Carte des 25 sites, dessinée hors-ligne, avec le panneau d'un site sélectionné et son étoile de favori.

La carte des 25 sites est dessinée localement, sans tuiles téléchargées. Le trait de côte tient dans un fichier de 11 kilooctets, à partir de données cartographiques du domaine public.

Un appui sur un site ouvre un petit panneau : son nom, une étoile pour le mettre en favori, un bouton pour l’afficher. Plus besoin de quitter la carte.

La recherche de seuil

Écran de recherche de seuil : une hauteur choisie, et la liste des créneaux où l'eau passe dessous, jour par jour.

Tu choisis une hauteur, l’application te donne les créneaux où l’eau passe dessous (ou dessus) dans les jours à venir. C’est l’outil du platier, de la passe et de la mise à l’eau.

Un appui sur un créneau l’ouvre à l’accueil, et un bouton « Agenda » l’ajoute à ton calendrier.

Les grandes marées

Écran des grandes marées : les prochains forts marnages, avec leur date et leur amplitude.

Les prochains forts marnages, en une liste. Avec une précision qui surprend souvent : en Nouvelle-Calédonie, les plus grands marnages ne tombent pas forcément à la pleine ou à la nouvelle lune.

Notre régime de marée est mixte, et la position de la lune au-dessus ou au-dessous de l’équateur pèse autant que sa phase. L’application le dit, plutôt que de laisser croire le contraire.

La phase de lune

Elle est calculée avec les mêmes formules astronomiques que la marée elle-même. Rien de téléchargé, là non plus.

Un partage qui fonctionne

Tu peux partager la journée d’un site en image et en texte. Le lien inclus ouvre l’application directement sur ce site et cette date si elle est installée, et mène vers la bonne boutique sinon. Ça marche dans WhatsApp, Messenger ou par SMS.

L’accessibilité, prise au sérieux

Le retour sur l’écran d’avertissement m’a fait vérifier toute l’application avec les réglages de grande taille de texte. Résultat : tous les écrans sont maintenant utilisables même avec le texte à trois fois sa taille normale. Et les couleurs qui distinguent pleine mer et basse mer ont été refaites : elles étaient trop proches pour une partie d’entre vous. Elles sont désormais très contrastées, et toujours doublées d’une flèche, montante ou descendante. La couleur ne porte plus jamais l’information toute seule.

Je raconte cette histoire en détail dans un prochain article, parce qu’elle vaut pour tout le monde, pas seulement pour les applications.

Un lien pour m’écrire

Dans l’écran « À propos », un bouton ouvre un courriel déjà adressé, avec la version de l’application pré-remplie. Cette application évolue avec vos retours. Encore faut-il pouvoir les envoyer facilement.

Deux mots sur les données

Les calculs s’appuient sur des données scientifiques ouvertes : les constantes de marée issues des marégraphes du réseau REFMAR, le réseau français d’observation du niveau de la mer, avec jusqu’à 39 ans de mesures pour certains sites, complétées par un modèle océanique mondial pour les sites qui n’ont pas de marégraphe. Chaque site a été vérifié contre les horaires officiels avant d’entrer dans l’application, avec un écart de quelques minutes au plus.

Et l’avertissement, toujours le même, parce qu’il compte :

Les prédictions sont indicatives et ne tiennent pas compte de la météo. Ce ne sont pas les prédictions officielles du Shom. Ne pas utiliser pour la navigation.

Où la trouver, et comment m’aider

Si tu l’utilises déjà, trois choses m’aident vraiment : une note sur la boutique, un mot à quelqu’un qui pêche, plonge ou promène son chien à marée basse, et tes retours par le bouton « À propos ». Un site qui manque, une heure qui te semble fausse, un écran qui te gêne : dis-le-moi. C’est comme ça que la 1.1 s’est construite, et c’est comme ça que la suivante se construira.

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